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Nomades


Franco Zecchin

Les peuples nomades représentent environ quatre-vingt-dix millions d'individus (1,5 % de la population mondiale) au sein d'une soixantaine de groupes différents. Ils sont les derniers représentants d'un mode de vie qui a été celui de 90 % de l'humanité depuis la nuit des temps. Mais aujourd'hui leur mode de vie n'a jamais été aussi menacé, alors même que les sociétés occidentales ont fait du nomadisme le dernier concept en vogue. On distingue deux grands types de nomadisme : celui des peuples chasseurs, pêcheurs ou collecteurs et celui des sociétés pastorales. Il est dicté par l'alternance des saisons et les ressources du milieu. Le déplacement se fait sur des territoires restreints. Dans les forêts équatoriales, il est pratiqué, par exemple, par les Pygmées. Dans les zones arides, le rythme des déplacements suit les variations des précipitations. Dans les zones tempérées, ce sont les températures qui règlent l'alternance des activités : les Indiens de la forêt boréale d'Amérique du Nord pratiquent la pêche en été et la chasse en hiver. Dans les régions subpolaires, les populations vivent l'hiver dans la taïga, l'été dans la toundra. Les pêcheurs arctiques (Inuits) combinent un habitat stable, l'hiver, à des expéditions lointaines, l'été. Les chasseurs et les pêcheurs exploitent la faune sauvage et ce sont les migrations de cette faune qui déterminent celles des hommes. Les Indiens d'Amérique du Nord suivaient les bisons et les caribous et les expéditions forestières des Pygmées ou des Indiens d'Amazonie leur permettent d'atteindre le gibier. Les nomades de la mer (environ 30 000 âmes), Moken et Vezo, sont des pêcheurs qui vivent sur les contreforts escarpés des Andes, les dunes sableuses et les récifs coralliens de Madagascar ou sur les îles des côtes d'Asie du Sud-Est, de la Birmanie aux Philippines. On les appelle aussi « gitans de la mer ». Le bateau est le centre de leur univers social, il représente l'avenir et la vie : on construit son premier bateau lorsque l'on se marie et que l'on fonde une famille. Comme les chasseurs, ce ne sont pas des voyageurs au long cours, mais plutôt des populations des rivages. Nomades sans bagages, les chasseurs-collecteurs ont été les artisans de techniques ou d'inventions originales (recherche et récupération d'eau par les Bochimans, raquettes et fameux canoës des Indiens du Canada) en utilisant toujours de manière exceptionnelle les richesses de la nature. Leurs points communs : ils produisent peu de richesse matérielle, croient en la nature éphémère des objets et la polyvalence des individus. Le principe de la coopération est inscrit au cœur de la vie sociale avec la complémentarité de l'homme et de la femme dans la famille conjugale. L'action en groupe est une philosophie de vie qui repose sur des règles de solidarité. On ne trouve dans ces sociétés aucun signe de hiérarchie, les décisions se prennent collectivement même si les aînés sont les plus écoutés, et avec eux quelques personnes au statut particulier : le maître de la chasse, le devin-guérisseur ou le chaman. L'accès au sol est lui aussi collectif et il n'y a pas d'espace clos. Le nomadisme des sociétés pastorales. C'est la domestication du bétail (entre le Xe et le VIIe siècle av. J.-C. au Proche-Orient) qui a suscité les premières formes du nomadisme pastoral. Il s'est développé là où l'agriculture sédentaire n'était pas possible. Toutes ces sociétés sont organisées autour de la possession et la reproduction d'animaux domestiques, souvent des herbivores rassemblés en troupeaux. Les principaux événements de la vie sociale (mariages, deuils, etc.) sont donc marqués par la circulation des têtes de bétail. Dans le mythe fondateur, c'est le bétail, donné de manière surnaturelle aux hommes, qui produit la société. Au contraire des chasseurs, ces peuples se déplacent sur de très grands espaces à la recherche des ressources dont ils ont besoin. Leur habitat mobile est le plus souvent constitué d'une tente fabriquée avec différents matériaux. Parmi les plus anciennes sociétés de pasteurs des steppes froides asiatiques, on trouve les Mongols, qui sont aussi le peuple nomade le plus nombreux du monde (un million de personnes). Dans les steppes chaudes, les tribus bédouines pratiquent un élevage qui repose sur les dromadaires. Les Peuls d'Afrique occidentale, les Barabaig, Masaï et autres Nuers d'Afrique orientale, les Hottentots d'Afrique du Sud vivent dans les savanes. Les pasteurs nomades montagnards élèvent du petit bétail (ovins et caprins) et assurent la transhumance annuelle vers les pâturages d'altitude. Ce sont, par exemple ; les Berbères d'Afrique du Nord, les peuples du Tibet, d'Irak, d'Iran ou des Andes. Enfin les pasteurs nomades subarctiques sont des éleveurs de rennes, comme les Evènes en Sibérie, les Lapons ou les Toungouzes. Aux fondements de la vie sociale, on trouve encore la coopération, la complémentarité homme/femme, l'exploitation collective des ressources. Par exemple, les pâturages d'hivernage des bovins qui vont plus au sud en saison sèche deviennent les pâturages de saison sèche d'autres tribus chamelières qui, de leur côté, remontent dans le désert durant les pluies. Les nomades ne sont ni des errants ni des vagabonds, ils se déplacent de manière organisée dans un territoire donné, plus ou moins étendu. Dans une époque où l'homme intensifie sa présence partout, les nomades ont cette capacité à exploiter des milieux difficiles : les déserts africains, asiatiques ou océaniens, les toundras sub-arctiques, les forêts équatoriales ou les vastes étendues maritimes. Ils parviennent à mettre en valeur des immensités arides, semi-arides ou forestières, chaudes et froides, où l'agriculture est tout simplement impossible. Mais ces peuples sont de plus en plus menacés. Quelques chiffres suffisent à se rendre compte de la fragilité démographique des peuples nomades : les Aborigènes étaient 300 000 à l'arrivée des Européens, ils sont aujourd'hui moins de 50 000. On dénombrait sept millions d'Indiens d'Amazonie au XVIe siècle, ils ne sont plus que 700 000. Les Punans nomades qui peuplaient la forêt de Bornéo étaient 10 000 au début des années 1980 : il en reste moins de 500. Le scénario est le même partout, de régression et d'acculturation des peuples nomades : « C'est un mode de vie fragile, explique l'anthropologue Pierre Bonte, qui travaille sur les sociétés bédouines, car les nomades évoluent sur des espaces importants qui leur sont disputés par d'autres ». Exemple au Brésil, dans l'État du Maranhão, où les grands propriétaires terriens (fazendeiros) menacent l'existence d'un des derniers peuples nomades du Brésil, les Awá-Guajá. Le rapport que les sédentaires entretiennent avec les nomades est mêlé de fascination et de répulsion : libre de ses mouvements, le nomade est aussi perçu comme un hors-la-loi et un pillard complètement imprévoyant. Bref, un sauvage vivant de la pêche ou de la chasse et qu'il faut civiliser… La plupart des États n'ont donc eu de cesse de vouloir fixer les peuples nomades, considérés comme forcément hostiles à l'unité nationale. Pourtant, ce sont bien les grandes civilisations nomades qui ont contribué à la première internationalisation des échanges : les Mongols sur la route de la soie entre la Chine et le Proche-Orient, les Berbères sahariens almoravides sur la route de l'or africain vers l'Europe. D'autres évolutions remarquables ont été le fait des nomades : la collecte des céréales sauvages a permis la sédentarisation de certains peuples du Croissant fertile et a joué un rôle majeur dans l'apparition de l'agriculture. Les nomades sont aussi les victimes des crises écologiques qui frappent les milieux dans lesquels ils évoluent (recul du désert, etc.). Enfin ces sociétés connaissent des évolutions semblables aux nôtres : « Dans le Sahara, explique Pierre Bonte, le téléphone portable se développe à toute vitesse chez les bergers et les éleveurs qui ont besoin de connaître les cours des prix sur le marché ». Encore plus qu'ailleurs, la mondialisation des objets tue l'artisanat : « Aujourd'hui, les Bédouins ont abandonné les nattes tressées localement par des modèles en plastique fabriqués en Chine, ajoute-t-il, cela coûte moins cher d'exporter… » Et les récipients en bois sont remplacés par des seaux en plastique. « Résultat : il y a un appauvrissement certain du mode de vie nomade et de la culture qui va avec. » « La tente bédouine subsiste, reprend Pierre Bonte, mais comme objet de luxe chez la bourgeoisie de Nouakchott, qui mène une sorte de «fausse vie bédouine». La tente est désormais une résidence secondaire pour Touaregs sédentarisés. » En France, et à moindre degré, rares sont les familles manouches qui n'ont pas abandonné la roulotte à cheval pour la voiture et la caravane. Mal adaptés, ne possédant rien, les nomades sédentarisés souffrent souvent de prolétarisation. « Cela dit, tempère Pierre Bonte, les nomades sont pauvres dans des pays où 90 % de la population est pauvre, donc ce n'est pas forcément discriminatoire. » L'exemple des Aborigènes d'Australie est donc d'autant plus frappant qu'ils vivent dans des conditions difficiles, victimes de graves problèmes sociaux dans un pays riche et « développé ». Aller à la rencontre des peuples nomades, pourquoi pas ? Prudence cependant, car beaucoup de ces cultures, déjà en voie de disparition, sont jetées en pâture à un tourisme pas forcément très éthique. Bien des tours-opérateurs proposent aux touristes de partir à l'aventure au-devant des peuples nomades. Mais cela n'est pas sans danger, car ce sont rarement eux qui profitent de vos devises. Le développement des infrastructures touristiques est une menace importante pour le mode de vie nomade. Un seul exemple : « Les réserves de faune que l'on trouve un peu partout en Afrique de l'Est étaient des zones de pâturage pour des peuples nomades comme les Saringeti ou les Masaï », regrette Pierre Bonte. L'Icra (Commission internationale pour les droits des peuples indigènes) souligne à quel point le mode de vie nomade est une « formidable machine à faire fantasmer le touriste occidental en mal d'exotisme facile ». Le problème, c'est que l'aspect développement durable, mis en avant par les tours-opérateurs, est loin d'être toujours valable. « La situation des droits de l'homme et des minorités ethniques est souvent désastreuse, lit-on sur le site de l'Icra, et dans ce contexte, les minorités sont exploitées par des sociétés de tourisme locales, les guides sont issus des ethnies dominantes et les bénéfices reviennent majoritairement aux tours-opérateurs, réceptifs locaux, chaînes hôtelières et compagnies aériennes. Reste les miettes pour les tribaux : bonbons, stylos, médicaments distribués à la sauvette, danses folkloriques payantes, vente d'artisanat… » Pour de l'argent, les nomades essayent de coller au fantasme occidental, en entretenant, à la demande des voyagistes, les clichés et les stéréotypes. Pierre Bonte raconte par exemple que les Touaregs proposent maintenant des danses du ventre aux touristes, alors que cela ne fait pas du tout partie de leur culture. Ces considérations valent pour toutes les minorités ethniques, et pas seulement les nomades : en Indonésie, des Papous se mettent en scène dans de faux villages traditionnels et miment des fêtes rituelles… La culture et les traditions deviennent des marchandises et les touristes détruisent involontairement ce qu'ils sont venus découvrir.
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Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253483

Tamanrasset, Algérie, 1991. Les réfugiés touaregs de l'Azawad s'installent aussi dans les petits centres de sédentarisation de l'Ahaggar algérien.

Tamanrasset, Algérie - 11/11/1991

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253498

Camp de réfugiés de Tin Zawatine, Algérie, 1991. En 1996, le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations Unies estimait que 150 000 Touaregs vivaient encore dans les camps, en Algérie mais aussi au Burkina-Faso et en Mauritanie.

Tin Zawatine, Algérie - 11/11/1991

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253501

Azawad, Mali, 1991. Base de Taikare. Combattants du FPLA au repos entre deux opérations militaires.

Azawad, Mali - 11/11/1991

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029887

Camp de réfugiés de Tin Zawatine, Algerie, 1991. Jeune femme touarègue venant d'accoucher. Le départ massif des hommes, le développement de l'insurrection et de la répression ont perturbé les rapports traditionnels entre les hommes et les femmes.

Tin Zawatine, Algérie - 11/11/1991

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0033516

Mongolie, Aïmak Central, 1994. Un grand-père et son petit-fils dans une position familière. Avant la période révolutionnaire, une partie importante des jeunes hommes se consacraient au service des lamaseries et restaient célibataires.

Aïmak Central, Mongolie - 01/08/1994

autorisation orale

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0033502

Mongolie, Aïmak Central, 1994. Dans le fleuve Tuul.

Aïmak Central, Mongolie - 01/08/1994

autorisation orale

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0033507

Mongolie, Aïmak Central, 1994. Famille réunie dans la yourte (ger), habitat qui est périodiquement déplacé sur les pâturages de la steppe à la suite des troupeaux composés de chevaux, bovins, y compris yaks, chameaux, moutons et chèvres.

Aïmak Central, Mongolie - 01/08/1994

autorisation orale

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0033509

Mongolie, Aïmak Central, 1994. La capture des chevaux s'effectue à l'aide du uurga, longue perche flexible terminée par un nœud coulant, dont l'utilisation demande une grande adresse et un art achevé de l'équitation.

Aïmak Central, Mongolie - 01/08/1994

autorisation orale

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0033515

La yourte est résistante aux vents et aux intempéries, et représente une remarquable adaptation au climat rigoureux.

Aïmak Central, Mongolie - 01/08/1994

autorisation orale

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0033522

Chez les Mongols, les femmes ont la responsabilité de la traite des animaux et de la transformation du lait, en fromage ou encore en ayrak, boisson fermentée confectionnée avec le lait de jument et particulièrement appréciée.

Aïmak Central, Mongolie - 01/08/1994

autorisation orale

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0033525

Mongolie, Aïmak Central, 1994. La tête de mouton est un morceau de choix.

Aïmak Central, Mongolie - 01/08/1994

autorisation orale

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029909

Gehandu, Tanzanie, 1996. Jeune garçon au coq. La pression démographique et la réduction des pâturages se traduisent par une diminution du nombre de bovins par individu - autrefois de 5 à 10 - qui entraîne la dégradation du mode de vie et menace la structure sociale fondée sur la circulation du bétail.

Gehandu, Hanang district, Tanzanie, république-unie de - 06/07/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029908

Mureru. Jeunes filles participant au rituel lochmadjega qui accompagne les funérailles.

Mureru, Hanang district, Tanzanie, république-unie de - 06/07/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251851

Mureru. Hommes consommant l'hydromel, gesuda, absorbé en grande quantité en certaines circonstances cérémonielles.

Mureru, Tanzanie, république-unie de - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251252

Katesh, Tanzanie, 1996. Le bétail est une valeur centrale dans les sociétés est-africaines. Les mythes se réfèrent à son origine surnaturelle; il est au centre des rituels; il permet aux hommes de se marier, de renforcer leurs relations sociales, d'acquérir prestige et autorité.

Katesh, Tanzanie, république-unie de - 00/00/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251850

Mureru, Tanzanie, 1996. Les jeunes guerriers jouent un rôle central pour la défense de la société et des troupeaux. Des jeunes hommes participent ici à la cérémonie lochmadjega en honneur d'un ancien décédé.

Mureru, Tanzanie, république-unie de - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251266

Mureru, Tanzanie, 1996. Les femmes ont la responsabilité de la traite des animaux laitiers qui leur sont confiés pour leur alimentation et celle de leurs enfants. Chaque animal est nommé et distingué avec soin selon ses caractéristiques physiques.

Mureru, Tanzanie, république-unie de - 00/00/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029907

Mureru, Tanzanie, 1996. Les décisions concernant l'utilisation des pâturages sont l'objet de discussions collectives. La terre n'est en aucun cas une marchandise ou un bien dont on peut abuser. Aux yeux des éleveurs est-africains, l'herbe est une substance première, avec l'eau, la roche, le feu, qui s'inscrit dans un ordre cosmique où s'insèrent de même les hommes et leur bétail.

Mureru, Hanang district, Tanzanie, république-unie de - 06/07/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253799

Andravony, Madagascar, 1993. Des familles ont vogué vers un récif corallien réputé poissonneux ; le campement s'installe. Les femmes préparent la cuisine ; les tentes sont dressées avec les voiles, les pagaies et les haubans de la pirogue.

Andravony, Madagascar - 05/05/1993

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029890

Antsepoka, Madagascar, 1993. Vivre au plus près de la nature, en s'adaptant à elle et non en la soumettant : une volonté d'harmonie qui devient difficile à réaliser pour les Vezo, comme pour tous les nomades.

Antsepoka, Madagascar - 05/05/1993

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029888

Tsifota, Madagascar, 1993. La chasse à la tortue, capturée au harpon dans les hauts-fonds au large, est prestigieuse et un culte est dédié à cet animal mythologique. Le retour des pirogues est un moment exceptionnel.

Tsifota, Madagascar - 05/05/1993

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253800

Manombo, Madagascar, 1993. Charrettes et boeufs sont typiques du Sud-Ouest malgache. Les Vezo ont toujours eu l'habitude des périples dans les villages de cultivateurs, pour échanger poissons et poulpes contre du manioc et du maïs.

Manombo, Madagascar - 05/05/1993

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253802

Salary, Madagascar, 1993. Tous apprennent tôt dans les eaux du lagon, avec de simples jouets ou des modèles réduits pour les adolescents, le maintien de la pirogue, avec son flotteur- balancier et sa voile rectangulaire.

Salary, Madagascar - 05/05/1993

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029889

Tsifota, Madagascar, 1993. Si le filet, traditionnellement peu utilisé par les Vezo, concurrence aujourd'hui le harpon, ce sont le commerce de la nacre ou du tripang et les chalutiers industriels qui menacent l'équilibre écologique.

Tsifota, Madagascar - 05/05/1993

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029897

Au nord de Safawi, Jordanie, 1994. L'hospitalité est une règle fondamentale de la vie nomade bédouine. Elle se traduit par l'offre rituelle de lait, de pain, de sel, ou encore et de plus en plus de café. Le visiteur est dès lors sous la protection sans faille de son hôte, qui engage là son honneur.

Nord de Safawi, Jordanie - 13/12/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029891

Au nord de Oualata. La vie des Maures est faite d'incessants déplacements, pour changer de pâturages tout d'abord, mais aussi pour aller puiser l'eau, chercher les bêtes égarées, s'approvisionner sur les marchés du Sud, ou tout simplement visiter un autre campement.

Nord de Oualata, Mauritanie - 03/11/1993

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251900

Wadi Rum, Jordanie, 1994. Les campements parcourent la badiya, steppe ou déserts, qui s'oppose aux oasis ou aux cités, et qui a donné son nom à la société bédouine.

Wadi Rum, Jordanie - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0412293

Wadi Rum. Comme la plupart des femmes Bédouines, les Sa'idiyin ne sont pas étroitement voilées sur le modèle des femmes citadines. Leur univers est la tente.

Jordanie - 17/05/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251217

Au nord de Oualata. Les femmes sont installées à dos de chameau avec les jeunes enfants, les jeunes animaux et quelques objets précieux. Les hommes et les enfants plus âgés vont à pied. Une trentaine de kilomètres sont parcourus dans la journée.

nord de Oualata, Mauritanie - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251212

Au nord de Oualata. Dans cette société musulmane, les femmes jouissent d'une liberté certaine, refusant par exemple la polygamie, et elles étaient autrefois du fait de la vie nomade responsables de nombreuses activités.

nord de Oualata, Mauritanie - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251205

Au nord de Oualata. Dans la société maure, les familles nemadi ne possédaient pas autrefois de bétail et vivaient de la chasse, effectuée avec des chiens lévriers, produisant le tishtar, viande séchée très appréciées. Des jeunes enfants nemadi consomment le lait du matin.

nord de Oualata, Mauritanie - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251221

Oualata. La scolarisation des enfants est l'une des causes non négligeable de la sédentarisation des nomades.

Oualata, Mauritanie - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029900

Salapoumbe. La musique est au coeur de la vie quotidienne. Comme les outils, les instruments restent à la portée de tous et ces enfants apprennent, en s'amusant, à jouer du tambour mokinda.

Salapoumbe, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252740

Ngola, Cameroun, 1995. Au cours d'une fête. L'energie de la jeunesse... mais vers quel avenir? Sauvegarder le contact et l'équilibre avec la fôret ou bien la quitter et subir la perte d'une identité, de valeus ancestrales.

Ngola, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252698

Salapoumbe, Cameroun, 1995. Pygmée posant un piège.

Salapoumbe, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252645

Tembe. Etrange... mais ces silhouettes ne sont qu'un jeu tout à fait pacifique d'autoportrait par les enfants.

Tembe, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252737

Ngatto, Cameroun, 1995. Le commerce de la viande de chasse, le long des pistes empruntées par les marchands et les exploitants forestiers, a remplacé le troc traditionnel avec les villageois. Ici, un singe à vendre.

Ngatto, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252746

Ngatto, Cameroun, 1995. La hutte, qui dure le temps d'un campement, est construite par les femmes. C'est une véritable vannerie, avec une armature de tiges entrecroisées, puis recouverts de larges feuilles de Marantacées.

Ngatto, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029905

Sakkyryr, Yakutia, 1996. Jeu de lasso durant la fête du printemps. Ce festival traditionnel, où les communautés se ressourçaient après la longue séparation de l'hivernage, revit aujourd'hui, après la perestroïka, pour affirmer l'identité évène.

Sakkyryr, Yakutia, Russie, fédération de - 03/03/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252088

Campement n° 6, Sakkyryr. Durant les longs hivers, les éleveurs alors dispersés suivent en traîneaux, les narta, les migrations des rennes. Soudainement, pour le plaisir, des courses s'engagent, où chacun teste son attelage en vue du festival du printemps.

Sakkyryr, Yakutia, Russie, fédération de - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252176

Sakkyryr, Yakutia, 1996. Chasseurs, pêcheurs mais, avant tout, éleveurs de rennes, les Èvènes vivent dans les immenses et rudes solitudes boréales où ils affrontent des températures de -50°C.

Sakkyryr, Yakutia, Russie, fédération de - 00/00/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252110

Campement n° 5, Sakkyryr, Yakutia, 1996. Un enfant confectionne des petites poupées représentant des éleveurs et des rennes. Attachement à la vie rude mais harmonieuse dans la taïga.

Sakkyryr, Yakutia, Russie, fédération de - 00/00/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029904

Campement N° 5, Sakkyryr, Yakutia, 1996. Un animal vient d'être tué. Les rennes sont la raison d'être des Èvènes. Leur viande et leur lait les nourrissent, leur peau les réchauffe, leurs épaules les transportent.

Sakkyryr, Yakutia, Russie, fédération de - 03/03/1996

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029892

La nomadisation est encore forte autour de plusieurs îles, mais la sédentarité progresse sous la pression de nouvelles habitudes et valeurs. Les maisons sur pilotis, prévues pour la mousson, deviennent alors permanentes.

Ko Surin, Thaïlande - 03/03/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253816

L'homme chasse les poissons plus qu'il ne les pêche. Il les harponne en haute mer, mais surtout en longeant la côte à marée basse lorsque le corail affleure et qu'on les voit frétiller.

Ko Surin, Thaïlande - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253817

D'île en île, de rivage en rivage, les flottilles nomadisent sur de vastes aires pour exploiter, au rythme des saisons et des marées, les richesses de la mer.

Ko Surin, Thaïlande - 03/03/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029893

Enfant jouant avec un oiseau.

Ko Surin, Thaïlande - 03/03/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253807

Ce pistolet, un jouet acheté à un commerçant chinois, contraste avec le tempérament réputé timide et pacifique des Moken. Intrusion d'un objet qui, comme le moteur à bateau ou le filet de pêche, symbolise les perturbations du monde environnant.

Ko Surin, Thaïlande - 03/03/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253812

La marée basse est un moment essentiel. Tous partent pêcher et collecter la grande variété de produits qu'offrent les estrans de corail et leurs abords : poisson, crabes, crevettes ou encore coquillages.

Ko Surin, Thaïlande - 00/00/0000

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0253810

Élément vital car assurant la mobilité des communautés, le bateau, kabang, peut faire l'objet de magnifiques maquettes qui ne manquent pas de représenter sa "bouche", ses échancrures aux valeurs mythologiques.

Ko Surin, Thaïlande - 03/03/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029899

Wadi Araba, Jordanie, 1994. Un enfant joue avec des bottes. La pluie vient souvent sous forme d'averses qui tombent dans des zones limitées, causant des inondations rapides dans certains oueds.

Wadi Araba, Jordanie - 13/11/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029898

Au sud de Safawi, Jordanie, 1994. Le petit bétail, chèvres et surtout moutons, représente souvent la principale forme de richesse, fournissant lait et viande, pouvant être aisément vendu en cas de besoin sur les marchés voisins.

sud de Safawi, Jordanie - 13/11/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251910

Wadi Rum, Jordanie, 1994. Une femme de la tribu al-Zalaybe trayant une chèvre. La garde et l'exploitation des troupeaux est l'affaire familiale.

Wadi Rum, Jordanie - 00/00/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0251890

Safawi, Jordanie, 1994. Comme dans la plupart des sociétés nomades, la division sexuelle du travail est au centre de la vie sociale, favorisée en outre ici par les valeurs de l'islam qui associent la femme à la vie domestique.

Safawi, Jordanie - 00/00/1994

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252243

Mingan, Québec, 1995. Une identité déchirée entre deux mondes, le désir et la volonté de rester innu, de "garder son âme", tout en s'adaptant au contexte économique et politique contemporain.

Mingan, Québec, Canada - 00/00/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252203

Mingan, Québec, 1995. La politique d'assimilation confine beaucoup d'Innu dans un état de déracinement, d'assistés sociaux. Oisiveté, chômage et problèmes de santé mentale affectent les réserves. Ceux qui migrent en ville y trouvent la pauvreté.

Mingan, Québec, Canada - 00/00/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029902

Réserve de Schefferville, Québec, 1995. La pause. Les Innu chassaient l'élan, le caribou, le castor, le lièvre et les gibiers d'eau avec des pièges, des arcs et des flèches. Mais, même avec le fusil, la lecture des traces reste cruciale et le partage de la viande une valeur essentielle.

Schefferville, Québec, Canada - 10/10/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252322

Mingan, Québec, 1995. La "maison communautaire". Dans les réserves, les valeurs éducatives et spirituelles de la communauté sont menacées par la montée de l'individualisme et de la violence.

Mingan, Québec, Canada - 00/00/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252323

Réserve de Schefferville. Les rituels liant les hommes et les animaux perdurent. Chasser et collecter est important pour le bien-être des Innu, mais aussi pour affirmer leur emprise sur des espaces confisqués et mis à mal par les barrages hydroélectriques, les mines et l'industrie papetières.

Schefferville, Québec, Canada - 00/00/0000



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